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L’Assemblée nationale a adopté, vendredi matin, le projet de loi relatif à la promotion et au développement des micros, petites et moyennes entreprises (MPME), lors d’une séance plénière présidée par le vice-président de l’institution, El Hacen Cheikh Baha.
Présentant le texte devant les députés, le ministre de l’Autonomisation des Jeunes, de l’Emploi, des Sports et du Service civique, Mohamed Abdellahi Ould Louly, a expliqué que cette réforme s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme du président de la République, Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, « Mon ambition pour la Patrie ».
Le projet vise notamment à renforcer la compétitivité des petites et moyennes entreprises, à promouvoir l’entrepreneuriat, à faciliter l’accès au financement et à améliorer la formation professionnelle. Il prévoit également des mesures d’allègement fiscal en faveur des entreprises contribuant à la création d’emplois, particulièrement pour les jeunes et les femmes.
Selon le ministre, le texte permettra également d’établir une définition juridique commune des MPME, d’améliorer l’efficacité des politiques publiques en matière d’emploi et de favoriser l’intégration des activités du secteur informel dans l’économie nationale.
Composé de 13 chapitres, le projet de loi entend mettre en place un cadre juridique stable et souple pour accompagner le développement de ces entreprises, diversifier le tissu productif et favoriser la création d’emplois.
Au cours des débats, les députés ont souligné le rôle des MPME dans le développement économique, la lutte contre la pauvreté et le renforcement de la classe moyenne. Ils ont notamment plaidé pour un meilleur accès de ces entreprises aux marchés publics, ainsi que pour des mesures visant à renforcer leur compétitivité et à les protéger contre la concurrence déloyale des grandes entreprises, notamment étrangères.
Les parlementaires ont également appelé à alléger la pression fiscale pesant sur ces structures et à renforcer leur contribution à la création d’emplois, à la protection sociale et au développement économique du pays.