Mauritanie : Jeune Afrique analyse les enjeux politiques du remaniement gouvernemental

Mauritanie : Jeune Afrique analyse les enjeux politiques du remaniement gouvernemental

Le remaniement gouvernemental du 10 octobre en Mauritanie continue de susciter des interrogations sur les intentions politiques du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, notamment concernant l’éventualité d’un troisième mandat présidentiel.

Dans une analyse publiée le 14 octobre, le magazine Jeune Afrique estime que ce remaniement, le plus important depuis l’arrivée au pouvoir du chef de l’État en 2019, dépasse le cadre d’un simple réajustement gouvernemental.

Si le départ du ministre de l’Énergie, Mohamed Ould Mohamed Malainine Ould Khaled, intervient après la publication du rapport d’enquête sur les incendies de deux postes de transformation électrique à Nouakchott, le média souligne que d’autres changements revêtent une dimension davantage politique.

Il cite notamment le départ des ministres de l’Intérieur, Mohamed Ahmed Ould Mohamed Lemine, et de la Défense, Hanana Ould Sidi, deux personnalités proches du président et régulièrement présentées comme de potentiels candidats à sa succession.

Selon Jeune Afrique, leur départ pourrait contribuer à renforcer l’autorité du chef de l’État et à redistribuer les équilibres politiques au sein du pouvoir, alors que le Premier ministre Mokhtar Ould Diay apparaît renforcé par la nouvelle configuration gouvernementale.

Le magazine rappelle que Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani achève en 2029 son deuxième mandat présidentiel, théoriquement le dernier conformément à la Constitution. Toutefois, le président ne s’est pas publiquement exprimé sur l’hypothèse d’un troisième mandat, laissant place aux spéculations.

À ce stade, aucune annonce officielle ne permet toutefois de confirmer une volonté du président de briguer un troisième mandat.