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Le Conseil des ministres, réuni mercredi 21 octobre sous la présidence du chef de l’État Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, a adopté le projet de loi de finances pour 2027 ainsi que cinq projets de décrets portant sur la réglementation du secteur de la santé.
Le projet de budget 2027 prévoit des recettes de 152,11 milliards d’ouguiyas nouvelles (MRU) et des dépenses de 145,91 milliards MRU, soit un excédent budgétaire prévisionnel de 6,2 milliards MRU. Il repose sur une croissance économique estimée à 5 % et un taux d’inflation de 3,3 %.
Selon le communiqué officiel, les investissements prioritaires comprennent la deuxième phase du Programme de développement de Nouakchott, estimée à 11,59 milliards MRU, le programme d’accès aux services essentiels, doté de 26,4 milliards MRU pour la période 2025-2027, ainsi que le Programme de développement de Dakhlet Nouadhibou, évalué à 39,6 milliards MRU sur la période 2026-2029.
Dans le secteur de la santé, le Conseil a adopté un projet de décret réglementant les dispositifs médicaux, avec leur classification selon quatre niveaux de risque, l’instauration d’une autorisation de commercialisation et d’un mécanisme de surveillance des incidents liés à leur utilisation.
Un deuxième texte encadre la fabrication locale des médicaments, en fixant les conditions d’ouverture des établissements pharmaceutiques et les normes de production, dans l’objectif de développer l’industrie pharmaceutique nationale et de réduire la dépendance aux importations.
Le gouvernement a également adopté un décret réglementant la fabrication, l’importation, le stockage et l’utilisation des substances dangereuses, toxiques et stupéfiantes, notamment à des fins médicales et scientifiques.
Un autre décret définit les conditions d’exercice des professions d’opticien-lunetier et d’optométricien, avec la création d’un Répertoire national des techniciens d’optique et l’encadrement des établissements spécialisés.
Enfin, un cinquième texte réglemente la fabrication, l’importation, la publicité, le stockage et la distribution des produits diététiques et de régime, en instaurant un système de contrôle de qualité destiné à protéger les consommateurs.
Le gouvernement souligne que les perspectives budgétaires restent exposées aux fluctuations des prix de l’énergie et de l’or, aux incertitudes liées à la production gazière ainsi qu’à une éventuelle diminution des financements extérieurs. Il affirme vouloir maintenir la discipline budgétaire tout en poursuivant les investissements publics et le développement des services essentiels.